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Vincent
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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 20:37 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

Encore un cour où Marc-Antoine va se la péter ! Je ne suis pas très doué en langue comparé aux autres cours. Et puis le prof m'horripile. Le genre d'homme qui crois qu'il fait frémir les filles en roulant des mécaniques alors qu'il n'a rien pour lui. Je ne crois pas que les ours avec une grosse bedaine plaise... Peu importe j'ai l'intention de rester au fond de la classe avec Loïc et de laisser l'heure passer tranquillement. Le prof demande deux volontaires pour faire un dialogue devant toute la classe. Monsieur Marc-Antoine semble tout excité, il compte sûrement me faire payer son œil au beurre noir devant toute la classe. Il me regarde, les yeux noirs de haine et s'apprête à me désigner d'office comme "partenaire". Et là au plus grand étonnement de toute la classe Karl me sauve la mise et fait un duo d'espagnol avec l'autre blaireau de fils à papa. Putain ! Il parle trop bien espagnol ! Il est en train de ridiculiser Marc-Antoine ! J'admire le spectacle. Karl semble fier de lui. Plus Marc-Antoine essaie de le faire bafouiller plus il se ridiculise lui même. Je ne penserais pas que je dirais ça un jour mais Karl m'a impressionné ! Disons qu'il est une épée usée, mais quand je l'aurais bien affûté il sera mon arme fatale. Mon voisin de table à l'air de bien se marrer aussi en découvrant Marc-Antoine perdre tous ses moyens devant quelqu'un comme Karl.

_ Héhé ! Finalement le nouveau il pas si nul que ça ! Non mais t'as vu la tête que fait Marc-Antoine ?
_ C'est clair. Pour un prétentieux comme lui se faire rétamer sur un sujet sur lequel il se croit le meilleur c'est une honte.
_ C'est vrai que c'est toi qui lui à fait son bel œil au beurre noir ?
_ Ouais, et je peux t'assurer qu'il le mériter... Il n'arrête pas de me chercher en ce moment. Mais ce n'est pas en s'en prenant à moi qu'il pourra se sentir meilleur parce qu'il va se faire ridiculiser bien pire que par Karl s'il continue.
_ Tu as une idée derrière la tête toi...
_ Pas encore !
_ Il sourit Simon et Frank te donneraient de superbes idées !
_ Pas besoin de ces deux tarés, t'inquiète j'ai plus d'un tour dans mon sac...

Je n'en dit pas plus. A vrai dire je sais très bien comment détruire Marc-Antoine mais pour que ça marche personne ne doit être au courrant. Il faut que je trouve une autre petite vengeance dont je ne me cacherait pas pour masquer la vraie. Une paire de jours et il sera trop préoccupé par ses propres problèmes problème qu'il oubliera d'être une putain d'enflure.


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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 20:37 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Vincent
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Inscrit le: 31 Mai 2011
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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 21:05 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

A la sortie du cour, j'essaie de rejoindre Sylvia mais elle m'évite et me dit au revoir de loin. Par contre elle croise Karl et lui fait la bise...Rah les filles quelles emmerdeuses ! Elles savent jamais ce qu'elles veulent. Je croyais que l'affaire était dans le sac mais on ne dirait pas. Je sens qu'on va jouer au chat et à la souris. Karl me suit jusqu'à ma voiture. Marc-Antoine est devant ma voiture.

_ Tu fais tâche devant ma belle audi, à ta place je m'éloignerais d'elle. Car une mocheté près d'une beauté ça ne fait jamais ressortir les mochetés. Déjà que tu as du mal avec les filles...
_ Pauvre con, si tu crois que tes enfantillages me font quelques choses.
_ Ce sont simplement des conseils, je pense à ton intégrité. Du moins le peu qu'il te reste.
_ Tu le vois mon œilil pose son doigt sous la tâche violacée et bien c'est une déclaration de guerre, et je t'assure que tu vas maudire le jour où tu as décidé de poser la main sur moi.
_ C'est fout comme tu me fais peur. Et puis encore une fois c'était pour t'aider ! Comme tu es trop hideux pour te taper une meuf, je me suis dit que si elles ont pitiés de toi tu aurais peut être une chance !
_ Ca sera toujours moins pittoyable que faire semblant d'être ami avec un bouseux dans le seul but d'émouvoir une fille non ?
_ J'ai jamais essayé de lier d'amitié avec toi !
_ Arrête ton cirque Vincent, tu sais très bien que je te parle de Karl. Karl le regarde, puis me regarde et s'apprête à dire quelque chose mais je ne lui en laisse pas le temps
_ Tu es donc en train de dire que même un "bouseux", en reprenant tes mots, parle mieux espagnol que toi ? Il me regarde l'air furax
_ T'es un sacré con ! Disons que moi au moins mon père à de quoi être fier de moi. Je comprend tout à fait que le tien ne puisse pas te blairer. Tu lui fait tout bonnement honte.
_ Je hausse le ton Tu ne sais rien de moi ni de ma vie alors les réflexion de ce genre tu te les gardes. Tu n'es qu'un abruti prétentieux qui quand son orgueil en prend un coup préfère rabaisser les autres pour se sentir mieux ! Mais sache que tu n'imagines absolument pas dans quoi tu t'embarques. La seule chose qui est sûre c'est que je ne regrette jamais rien et que c'est toi qui ira chialer dans les bras de ton papa chéri ! Il s'apprête à répondre mais je n'ai pas envie d'y passer la soirée Vient Karl on y va.

On entre dans mon bolide. Je m'aperçois que Sylvia a oublié son pull sur la banquette arrière. Karl regarde le fringue et me regarde encore de façon bizarre. Il faudrait que j'arrive à comprendre ses émotions mais chaque fois qu'il regarde quelqu'un ou quelquechose un peu fixement il est juste... Bizarre.


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Karl


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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 21:48 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

A la sortie du cour, la moitié de la classe vient me féliciter d'avoir rabattu le caquet de ce vantard de Marc-Antoine. Sylvie me tire par le bras pour m'éloigner des autres:
- T'aurai pas du, il va te pourrir la vie...
- C'est pas grave, c'est pas lui, le plus effrayant...
- Ne le cherche pas trop, d'accord?
- Oui...
- Promet le moi Karl.
- Promis.

Elle me sourit me fais la bise et s'en va avec Natacha et Jenny. Vincent me fait signe. Il me ramène aujourd'hui aussi... Mais j'ai l'impression d'avoir oublié un truc... On arrive devant sa voiture, Marc-Antoine est là. Zut, je vais essayer de ne pas attirer son attention, je l'ai promis à Sylvia. Mais apparemment c'est pas contre moi qu'il en a... Il en veut à Vincent de l'avoir frappé au visage. Merde, j'avais même pas vu ce coquard! Ils s'énervent l'un contre l'autre, le ton monte... Puis soudain, Marc-Antoine dit un truc qui me perturbe... Selon quoi, je serai un clochard, et qu'en plus Vincent m’utiliserais pour me rapprocher de Jenny... Ca n'a ni queue, ni tête! Vincent préfère partir, après avoir vocalement assassiné Marc-Antoine. On rentre dans la voiture. Et là, à l'arrière, le pull de Sylvia. Mais qu'est-ce que...???


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Karl


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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 22:01 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

Vincent et Sylvia se sont vus... Cette idée ne me plais pas trop... Enfin, je n'ai rien contre Vincent, mais beau comme il est, s'il devient ami avec Sylvia, elle finira par tomber amoureuse de lui... Cette idée me rend triste, alors Vincent, lance la conversation:
- T'as assuré en espagnol! Où est-ce que t'as appris à si bien le parler...
- Ma fille au pair...
- Ah? Hé bien c'est cool, t'as bien ridiculiser Marc-Antoine!
- En y réfléchissant, c'était un peu nul de ma part...
- Quoi? Tu plaisantes! Il l'a bien mériter! C'est un sale prétentieux, ça lui fais pas de mal d'être remis à sa place de temps en temps...
- Peut être bien...
- Pour être honnête, je ne pensai pas que tu pourrais le rendre si minable... Il sourit, c'est l'occasion de parler de filles!
- C'est la veste de Sylvia derrière?
- Ouais, elle l'a oubliée. Mais tu peux la lui ramener si tu veux... Ca te donnera l'occasion de la voir en tête à tête si tu vois ce que je veux dire.
- Cool!!!!!!!!!!! Euh, je veux dire... Comment ça se fait qu'elle soit ici.
- Bah, j'étais énervé, alors je me suis barré dans mon Audi et elle est venue me réconforter...
- Ah, d'accord... Si j'avais su je serai venu aussi... Désolé...
- Ah? Mais t'aurai pas pu aussi bien me remonter le moral qu'elle.
- Oui, les filles c'est plus malin, je l'ai vu à la télé.
- Si tu l'a vu a la télé, c'est forcément vrai!!!
- Au fait, tu peux me dire qu'elle te plaît.
- De qui??? Sylvia?
- Mais non, Jenny!
- Jenny?!? Pas vraiment, puis en plus elle sort avec Thomas, donc...
- Ouais, ouais... Je le regarde en souriant
- On est arrivé... Demain, 15 mn avant le premier cour?
- OK, merci... Oh zut, j'ai oublié ma godasse...
- T'ira la chercher demain... Je pourrai pas te ramener, j'ai football.
- OK. En sortant de la voiture mon pied se coince avec la ceinture et je tombe. Vincent lève les yeux au ciel et pousse un léger rire. Moi, je m'éloigne timidement... C'est pas évident que ça d'avoir l'air con...


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Karl


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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 10:38 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

Je dis au revoir à Vincent de la main. Je rentre dans ma maison, et là, sans que je n’ai le temps de réagir, mon père me saute dessus et me plaque sur le sol :
- Héhé, je t’ai eu Karlito !
- Papou ! Tu m’écrase !
- Alors fais-moi partir. J’essais de forcer pour le repousser, et lui qui éclate de rire.
- Tu forces là ?
- Arrête ! Je commence à le chatouiller. Il se tord dans tous les sens et commence à hurler. Alors c’est qui le maître ?
- Arrête, pitié ! T’as gagné ! Hihihi ! Stop !!!
Je le lâche, il est encore mort de rire, il me regarde, j’éclate de rire à mon tour. J’adore mon papou. Il va avoir 34 ans cette année. Lui et sa copine n’avait 17 ans quand je suis arrivé. Elle, elle est partie, parce qu’elle ne voulait ou ne pouvait pas s’occuper de moi. Alors c’est mon père et mes grands-parents qui m’ont élevés. A leur mort, mon père a engagé une fille au pair espagnole, avec qui j’ai passé mon enfance. ll est mince, comme moi, mais il est grand et sûr de lui. Il plaît beaucoup aux femmes parce qu’il les fait rire. Et moi je tiens beaucoup à lui. C’est le meilleur papou du monde et je ne l’échangerai avec personne. Je me relève et il fait semblant d’être mort pour que je vienne le lever aussi. Mais dès que j’approche, il me bondit dessus et me tire vers lui pour me faire un câlin. On est très câlin nous deux alors des fois, ils sont interminables. Ils ferment les yeux et commence à me caresser les cheveux :
- Tu devrais te couper les cheveux Karlito…
- Non, on va être en hiver, je vais les garder pour me tenir au chaud.
- Achète un bonnet. Il éclate de rire. Sa va au bahut ?
- Oui… Et toi au boulot ?
- Impeccable, je vais sûrement avoir une promotion. La présidente de la boîte est dingue de mon travail !
- Bravo papou ! Mais si t’as une promotion, tu devra travailler encore plus ?
- Je sais… Alors je comtpe sur toi pour t’occuper de la maison. Comme quand j’étais méga bourré et que t’as viré mes potes à coup de pieds dans le cul.
- D’accord. Bon, je vais aller faire des courses.
- Prends de l’argent dans mon porte-monnaie.
- Ok.
Je me relève, il fait de même. Puis je vais prendre quelques sous, un sac isotherme et hop, direction la supérette. Elle n’est qu’à cinq minutes à pied de chez moi. J’ai hâte de voir s’ils ont des produits différents à ceux de Belgique. J’entre dans le petit magasin. Il y a une musique d’ambiance assez marrante. Je fais le tour des rayons, en fait c’est quasiment comme en Belgique… J’achète de quoi manger pour la semaine et aussi du savon, de la lessive et des brosses à dents. Quand j’arrive à la caisse, surprise ! Le vendeur c’est Alphonse, le copain de Vincent, celui de ma classe. Quand j’approche de la caisse, je lui souris, il a l’air mal à l’aise. Je profite du fait qu’il n’y ai pas d’autres clients pour taper la conversation :
- Bonjour. Il me regarde.
- Salut, Karl… je savais aps que t’habitais dans le coin… Il prends mes produits et commence à les passer.
- Si, je suis le voisin de Vincent en fait.
- Sérieux ?? Ah ! C’est pour ça qu’il te ramène alors…
- Oui. T’as de la chance…
- Moi ? Non, pas vraiment mais pourquoi tu dis ça ?
- T’as un petit boulot. C’est vraiment cool.
- J’ai pas le choix, ma sœur a des problèmes de santé, donc faut que je renfloue les caisses de la famille puisque ses soins vident celles de mes parents.
- Oh, je suis désolé.
- Tu n’y es pour rien. Elle est en attente d’une greffe de moelle. Mais mes parents et moi, on est pas compatibles avec elle et aucun autre membre de la famille non plus.
- Je suis vraiment désolé pour toi. Je lui tends un billet de vingt. Tiens, t’as qu’à garder la monnaie !
- Hey ! Je suis pas un clodo ! Il me rend l’argent.
- Pourquoi tu ne demandes pas à ceux de la classe de faire le test pour savoir s’ils sont compatibles.
- Thomas et Vincent l’ont déjà fait, mais les autres, ça les regardent pas vraiment. Je veux pas que les gens me prennent en pitié, tu comprends.
- Oui. Bon, bah, à demain alors.
- Oui, bye… Ah au fait, bien l’espagnol.
- Merci.
Je m’éloigne et sors de la boutique. J’ai un peu de peine pour ce qu’il lui arrive. Il a l’air fatigué. Je n’imagine même pas ce que ça doit être d’attendre un donneur qui ne viendra sûrement jamais… Je retourne chez moi en baissant la tête, juste en réfléchissant. Mais je pense que j’ai raison, mes problèmes sont si petits comparés à ceux de certains autres…


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Vincent
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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 16:59 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

Je regarde en direction de la fenêtre maman me regarde. Je lui fais signe. Au moins elle ne pleure pas c'est déjà ça... Les "bonnes nouvelles" ne durent pas, à peine rentré que mon père me tombe dessus. D'habitude il arrive après moi. Mais il a une classe de BTS en stage. Ce qui fait que j'ai le plaisir de le voir plus souvent ! Et comme hier j'ai fait mon lâche, il n'attend que ça depuis ce matin. Je ne le regarde pas et je m'approche de maman.

- Tu as passé une bonne journée.
- Non. Jamais.
- Et si ce weekend on allait faire un tour au parc ? Comme avant ! Et ce n'est pas loin dès que tu me dis que tu en as marre on sera rentré aussi vite !
- D'accord.
- Super tu verras tu ne le regretteras pas. Je l'embrasse sur le front

C'est super ! Depuis le temps que j'essaie de la faire sortir de chez nous, enfin elle a accepté ! Ce n'est pas grand chose mais c'est le début du commencement un jour ce sera elle qui me proposera d'aller faire un tour. Marc reste au fond de la salle à manger et nous observe sans dire un mot. On mange, toujours en silence. J'allume la télé pour avoir un bruit de fond et supprimer ce silence si pesant. Dès que ma mère se lève pour aller se coucher je fais de même. Même s'il n'est que dix neuf heures. Mais Marc m'attrape violemment par le poignée et attend que maman soit dans la chambre pour me poussé contre la rampe des escaliers.

- Tu as vu dans l'état dans lequel elle était hier ?
-Oui je lui ai fait des bandages, donné des calmants et j'ai attendu qu'elle s'endorme.
- C'est tout ?
- Qu'est ce que je pouvais faire de plus ?
- Être un bon fils mais même quand on était une vraie famille tu n'as pas su l'être. Tu es bien trop égoïste pour ça.
- A quoi bon me défendre puisque je suis déjà coupable à tes yeux.
- Il m'attrape par le col et hurle Mais bien sûr que tu es coupable ! Tous les malheurs dans cette famille sont là par ta faute ! Comment veux tu que je te regardes sans avoir envie de vomir ? Et dire que quand tu étais dans le ventre de ta mère je t'attendais désespérément ! Si seulement j'avais su que mon fils n'était qu'un dépôt de Satan !
- Je suis un beau bouc émissaire. Tu ne crois pas que...

Il me giffle pour me faire taire. ce sale con n'y ai pas allé de main morte. J'ai la joue en feu. Il me regarde de façon haineuse, je monte les premières marches pour rejoindre ma chambre mais il m'en empêche une nouvelle fois en m'attrapant par les épaules et en me projetant durement sur le sol. Il m'assène trois grands coups de pieds dans le ventre.

- Maintenant et seulement maintenant tu as fait office de bouc émissaire.

Je suis allongé sur le sol, j'ai trop mal. Il m'enjambe comme une vulgaire merde et pars dans sa chambre. Je reste quelques minutes par terres attendant que la douleur dans mon dos ne passe. Elle s'est amenuise mais c'est pas encore ça. Putain comme je me sens minable. Dès que je me retrouve devant Marc je suis comme paralysé je n'arrive même pas à me défendre un minimum ! Il faut que je tape dans quelque chose ! Tant de rage a évacuer ! Je vais dans le jardinet devant la maison et tape à coup de pied dans tout ce que je trouve. Je trébuche sur un tuyau et me vautre comme une merde sur le sol. Mon dos me lance de plus en plus mais je m'en fout, à plat ventre dans la terre je pousse un cri de rage et me relève difficilement assénant au passage des coups de pioches dans la poubelle jusqu'à que je sois à bout de force et que mon dos soit trop douloureux. Je m'assied sur les marche des la mini terrasse devant chez moi et regarde au loin les pensées pleines de haine et de rancœur. Je ne sias pas combien de temps je suis resté là. Je n'ai même pas remarqué Karl qui s'est assied à côté de moi. Ce n'est que quand il me tend une grande tasse de chocolat chaud devant les yeux que je le remarque. Il me sourit. Je le remercie du regard. Et merde ! Ce gars est quand même attendrissant, et au final, même s'il ne s'y prend pas comme Sylvia, il est bien plus réconfortant !


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Karl


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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 23:15 (2011)    Sujet du message: Jour 2 Répondre en citant

Je rentre, il n'est pas encore sept heures... Je vais dans la cuisine et commence à préparer le repas. Mon père vient à côté de moi et commence à m’aider à couper les légumes pour la salade de concombre. Il baille, il a l’air crevé. Je lui propose de me laisser m’en occuper et d’aller devant la télé. Il m’ébouriffe et s’en va rapidement… La salade est vite prête et assaisonnée, j’ai fait une vinaigrette balsamique, ça fait longtemps que je n’en avais pas fait. Je mets le rôti à cuire puis je vais dans la salle à manger avec deux tasses de chocolat moca/coco dont j’ai le secret. Mon père est étalé dans sa longueur sur le canapé. Je le pousse pour m’installer contre lui. Depuis que je suis tout petit, c’est dans cette position là, qu’on regarde la télé. Il m’enveloppe dans ses bras, pour que je puisse appuyer ma tête. Tout le monde dis que je suis trop proche de mon père, et qu’un gars de mon âge devrait normalement s’en moquer, mais moi, je n’ai jamais eu que lui… Alors, je me fiche de ce que les autres peuvent en penser, c’est mon papou, et je l’aime. Soudain, j’entends un bruit sourd. Mon père s’est endormi et mon sursaut ne l’a pas réveillé. Je me lève lentement, ça viens de dehors. J’écarte discrètement les rideaux, et là, je n’en crois pas mes yeux. Vincent est dans son jardin, il s’acharne contre tout ce qu’il peut, il grogne, il hurle, et personne ne semble être étonné. Je regarde un peu mieux, il n’a pas l’air bien… Il s’assoit sur les marches de son entrée et se recroqueville contre ses genoux. Je vais voir si… Non ! Il m’a clairement dit que ce ne sont pas mes affaires… Tant pis ! Je vais quand même pas le laisser comme ça. J’y vais, tant pis s’il me déteste, je veux pas le laisser seul. Je vais lui amener ma tasse de chocolat, je n’y ai pas touché. Zut, elle est tiède, je vais lui en faire une autre. Je me dépêche, à un tel point que je me met du moka sur le T-shirt, puis je sors, sans faire de bruit. Je vais devant le portail de Vincent, puis je lui fais signe. Il n’a pas l’air de m’avoir vu… Alors je saute le muret puis je m’assois près de lui. Il respire fort, il est rouge. Je lui tapote le bras avec la tasse pour attirer son attention. Il redresse la tête et me regarde d’un air triste. Je lui tends la tasse. Il ne sourit pas, mais l’accepte quand même. On reste assis là, pendant près de quarante minutes… Sans parler. Je sens juste qu’à chacune gorgée, sa respiration diminue, et qu’il se calme. Une fois qu’il a fini la tasse, je la récupère et lui souhaite bonne nuit. Je retourne vers chez moi et avant de rentrer, je vérifie qu’il fasse de même. Il est devant sa porte, il hésite. Il m’aperçoit, je lui fais signe de la main. Il me dit au revoir à son tour, et passe le palier de sa porte d’entrée…

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