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Vincent
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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 16:46 (2011)    Sujet du message: Jour 1 Répondre en citant

Il a fallu que ce putain de réveil sonne pour me rappeler que j’aurais pas dû traîner si tard la nuit dernière. Difficile d’ouvrir les yeux. Les vacances ont été trop courtes. J’ai pu profiter de l’absence de mon daron pour me régaler un max. Notamment la nuit dernière avec cette gonzesse. Je crois que c’est la première avec qui je couche doter d’une si grosse paire de miche. J’ai déjà oublié son prénom, en fait, je ne l’ai jamais connu. Pour moi les filles c’est un peu comme les voitures, on s’en fout de la marque tant que la carrosserie est bonne. Et là pour être bonne qu’est ce qu’elle était bonne ! Je me lève et regarde mon sublime visage dans le miroir. Une forme ovale parfaite, des yeux verts intenses, des lèvres roses pâles à en faire frémir plus d’une, des cheveux noirs pour mon côté mystérieux. Contrairement à beaucoup je n’ai absolument pas à me plaindre. Je suis un beau gosse. Et pour mon corps d’athlète pas de secret, je l’entretiens. Une série de pompe le matin et le soir, ainsi qu’une place dans l’équipe de foot du lycée. Et là aussi je suis bon ! Je ne suis pas capitaine de l’équipe pour rien. Une personne de mon envergure ne doit pas lésiner sur son apparence. C’est pourquoi mon jeans délavé et mon polo noir ont été choisis avec réflexion avant d’être enfilés. Je savoure à nouveau de ne pas voir mon père, Marc, pour déjeuner avec ma mère. Comme d’hab elle est pas très causante. Elle noie son mal de vivre dans son café lacté. Je ne lui en veux, c’est devenu normal. Avec un fils tel que moi elle ne peut pas être triste trop longtemps, bientôt ce sera son sourire de fierté qui me dira bonjour.

Voilà arrivé mon moment préféré du lundi matin : le trajet ! J’adore conduire. J’allume le moteur de ma belle voiture et écoute chanter son moteur. Je bénis mon parrain qui est plein aux as, et qui après mon accident de voiture m’en acheter une nouvelle. En plus pas n’importe qu’elle bagnole, une audi TT coupé noire mat ! Après une ou deux secondes de délectation, je me met dans le bain du lycée avec un cd de rap à la mode. Avec Marc le trajet jusqu’au lycée dure presque une demi heure. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi lent ! Avec moi un quart d’heure tout au plus ! Je pars de chez moi à une vitesse raisonnable car je sais que maman ne supporte pas me voir conduire vite. Elle s’inquiète vite. Mais dès que je suis hors de son champ de vision j’appuie sur le champignon et c’est parti !!! En route pour le trophée Andros, sans la glace. Un ou deux kilomètres avant mon arrivée y’a une rue pleine de ces putain de feux rouges. Ca me gave ! Presque à chaque fois je me les tape tous ! Arrêté justement à cause de cette calamité, je regarde sur le trottoir. J’aperçois un type marchant bizarrement. Je me demande tout d’abord si ce n’est pas un clochard, mais non il a peut être une veste très moche et ringarde cependant elle est neuve et si je ne me trompe pas vaut cher. A moins que ce ne soit un clochard qui ait piqué une veste à un type de très mauvais goût. Plus le temps de supposer le feu est passé au vert ! Un grand coup d’accélérateur et quelques minutes plus tard me voilà arrivé au bahut. Il y a les trois pouffes qui me regardent passé. Ces trois là, aussi futé que des vaches ! Courtois comme à mon habitude je salue les trois cruches d’un sourire charmeur et part à la recherche de Célia, la « journaliste » du lycée. En entrant en vitesse, je bouscule le clochard de tout à l’heure qui apparemment ne l’es pas puisque c’est un élève. Au même moment je vois Célia au fond du couloir je m’élance vers elle sans prendre le temps d’adresser un seul regard au bouseux à côté de moi qui semble complètement à la masse.

_ Célia !
_ Salut Vincent ! Tu vas bien ?
_ Oui super ! Je voulais te demander, pour cet aprèm tu peux venir prendre des photos ?
_ T’inquiète ! J’ai déjà écrit l’article pour le journal. Et pour les photos aucun problème je serais là ! Et puis ça me permettra de voir l’équipe s’entraîner…
_ Je te fais confiance !
_ Et sinon tes vacances ? Elle se rapproche de moi, et me fais un sourire de séductrice
_ Ah ! Euh super ! Je suis pas mal sortie avec ma copine.
_ Ah ? Cool alors ! Je sens un ton pas très sincère bizarre…


Et c’est là que je vois l’utilité d’une petite copine « officielle ». Barrage aux filles pas intéressantes qui me drague. Elle n’est pas vraiment moche. Je dirais que ce n’est qu’un demi thon. Ah merde ! La sonnerie ! On commence bien en plus ! Deux heures de sciences ! Je rentre en traînant des pieds.


* * * 

Ouah ! Enorme la taille de cette femme… Si on lui collait une moustache, elle deviendrait catcheur… Je sais que tous les catcheurs n’ont pas forcément de moustache… Mais ils sont virils, puis la moustache, ça fait viril, c’est mon père qui me l’a dit. D’ailleurs, il dit aussi que je serais un homme que quand j’aurais des poils et une petite amie. Mais j’en ai des poils ! Mais pas beaucoup, et pas là où il faudrait… Mais on s’en fiche, à quoi ça sert des poils franchement. Quand je vois le temps que mon père met à se raser tous les matins, je suis bien content de ne pas encore en avoir au visage… Enfin, si, j’ai quand même des sourcils. Mais ils sont tellement clairs, qu’on peut croire que je n’en ai pas. C’est ça d’être blond ! Quand à la petite amie, j’ai essayé d’en avoir une, un jour, mais franchement, je ne vois pas à quoi ça peut servir. Je devais lui payer le cinéma et en plus, elle se moquait de moi à chaque fois que j’allais acheté mes comics Marvel. Je m’égare là ! Me voilà à penser à des trucs pareils, juste en regardant cette dame qui marche… Mais c’est amusant… Enfin, je veux dire, ici, en France, les gens sont amusants. Enfin, non, ils ne font pas rire, mais ils sont bizarres, c’est plutôt ça que je voulais dire. J’ai même vu un mec avec une jupe… Ou alors une fille avec un cou de taureau. J’ai pas vraiment su faire la différence à dire vrai. Je suis pas vraiment un fana de mode, mon père m’a acheté cette veste de marque, je sais pas laquelle d’ailleurs, parce qu’il croit que ça fera que les filles s’intéresseront à moi. Mais moi, je ne veux intéresser personne ! En plus je suis sur que… Oh ! Une pâtisserie ! Des gâteaux ! Ouah, ils sont super beaux, et de toutes les couleurs en plus. Dingue ! Celui là à les couleurs d’une guêpe, noir et jaune rayé ! Je devrai dire à papa de l’acheter. Après ce que ces saletés d’abeilles m’ont fait enduré toute ma vie – allergie atroce – et bien manger un gâteau qui leur ressemble me ferait du bien… Non ! Me voilà encore à rêver. Je vais être en retard si ça continue ! Je remonte mon sac à dos sur mes épaules. Il est beaucoup plus lourd que pour mes cours en Belgique… J’espère que ça va pas être trop difficile, l’école c’est pas mon truc… Je préfère les super héros... Je m’approche de la route, profitant que le feu soit rouge, pour la traverser. Mais à la seconde où il repasse au vert, une voiture noire, accélère et manque de me rouler sur les pieds. Quel chauffard ! Pas le temps de m’énerver, je dois aller au lycée… Quoi que… un petit détour par le magasin de jeux vidéo va pas me faire de mal… Je vais dans une petite rue, le lycée est à deux pâtés de maison plus loin. C’est la qu’est la boutique. Cool ! Ils ont reçus le nouveau pokémon. Une dame et sa petite fille passent à côté de moi. Je souris à la gamine, puis elle se tourne vers sa mère et lui demande pourquoi je suis moche… C’était bien la peine de lui faire un sourire. Elle se retourne à nouveau vers moi. Je fais les gros yeux, en cachant mes pupilles sous la peau et je dilate mes narines en secouant ma langue. Elle se met à hurler et se cache dans les jupes de sa mère. Pffffff ! Trop facile ! Merde, j’ai bavé sur ma chaussure… Faut que j’essuie ça… Avec quoi, j’ai pas de mouchoirs. Je sais, je vais ramasser un bout de papier et essuyer avec. Celui-là fera l’affaire, y a chewing-gum collé d’un côté mais c’est pas grave, je vais utiliser l’autre. Je me mets à genoux et commence à frotter. Hey ! Putain, le bonbon a traversé et ai venu se loger sur mes lacets. Je frotte plus fort pour faire partir le chewing-gum, mais ça ne fait qu’empirer. Tant pis… Je vais la retirer… Mais pour le mettre où… Mon sac est plein, puis j’ai pas envie de me la trimballer toute la journée… Je sais ! Je vais la cacher derrière cette poubelle, je passerai la récupérer après les cours… Allez, vite, au lycée !

Dément ! Le portail est ridicule ! Rien à voir avec mon école catholique de Bruxelles ! Je peux même voir des strings dépasser du pantalon de deux filles, c’est pas chez moi que j’aurai vu ça ! Un gars passe tout près de moi et manque de me faire tomber. Il est immense ! Enfin, je sais que je suis pas bien grand, mais lui alors ! Je m’apprête à lui dire que ce n’est pas grave, mais il est déjà parti. C’est ça la politesse des français… Tant pis, je trouverai le moyen de me faire des amis. Peut être eux… Je m’approche d’un groupe qui rit. Je leur dis bonjour et entre dans leur cercle de conversation. Ils commencent à ne plus parler. Une des filles me regarde méchamment. Finalement ils partent tous… Tant pis… Je suppose que ça ne marchera pas comme ça. Les gens commencent à se tourner vers moi et à rire. Mais qu’est-ce qu’ils ont ? Il n’y a rien de drôle. Ah… Ma chaussure manquante… Je pensais que personne ne le remarquerait… Flûte… je baisse la tête et prends mon emploi du temps. Je m’assois sur des bancs dans le bâtiment principal et commence à lire. Salle 28. C’est où ça ? Je galère, merde. Je vais arpenter les couloirs, je finirais bien par tomber dessus. Tiens, il y a trois filles qui discutent, je vais leur demander.

_ Pardon mesdemoiselles, est-ce que vous…
_ Mesdemoiselles ? Pouffe la plus blonde en me regardant, les deux autres se mettent à rire.
_ Euh… Je cherche la salle 28, s’il vous plait ?
_ C’est bâtiment tr…
_ Bâtiment 29, tu peux pas te tromper, c’est tout au bout du lycée. La blonde sourit aux deux autres après m’avoir annoncé ça.
_ Ouais, bâtiment 29 ! Répète, la brune aux cheveux courts.
_ D’accord merci beaucoup, vous êtes très gentilles.
_ Deux éclatent de rire, le troisième à l’air gênée. Elle est très belle. Bon, on y va les filles, s’il vous plaît ?
_ Ok. La blonde me regarde et met sa sucette dans sa bouche. A plus, beau gosse.


* * * 

Je n’aime pas trop le prof de science il m’énerve. Il a la sale manie de donner des surnoms stupides aux élèves. Pour le moment j’ai eu de la chance je suis passé à côté de ça. Je m’installe à côté de Thomas mon meilleur pote. Lui, il a eut le droit d’être surnommé tête de cactus parce qu’il a eut le malheur de venir en cour avec une crête. Le seul avantage dans ses cours c’est que si on écoute pas et qu’on discute discrètement, le prof nous laisse en paix. Ce n’est pas vraiment qu’il est laxiste c’est plutôt qu’il s’en tape. Donc j’en profite, Jenny et Natacha sont à la table devant nous. Je les appelle discrètement.

_ Hé belle blonde ! Je sais comment attirer l’attention d’une cruche, un compliment et c’est bon.
_ A ce qu’il parait t’a plaqué ta copine pendant les vacances ?
_ T’es bien au courant de choses toi ! Ben en fait c’était juste un break passager. Tu sais un coup je suis avec un coup non. Mais bon la prochaine fois ce sera sûrement définitif.
_ En même temps, je comprend pas comment elle fait pour être aussi patiente, vu le nombre de fois ou tu l’as fait cocu dit Thomas en se moquant.
_ Dis nous tout Vincent, combien de fois tu l’as trompé ? demande Jenny. Elle et sa curiosité malsaine…
_ Tu crois vraiment que j’ai compté ?

Jenny éclate de rire histoire de faire sa pimbèche en mode drague. Natacha qui n’a pas suivit la conversation se marre aussi on ne sait pas pourquoi. Evidemment ça ne plait pas au prof de science qui commence à nous crier dessus. Pff quelle idée aussi de discuter avec une blonde et sa copine. Heureusement arrive le clochard qui apparemment est le nouveau de la classe, ça fait diversion et le prof nous oublie. Je regarde ma montre, il n’a qu’une demi heure de retard en plus d’être moche c’est un boulet ! Jenny fait remarquer à toute la classe qu’il n’a qu’une chaussure. Et là c’est l’hilarité générale. En même temps y’a de quoi ! Mais il continue son spectacle en se vautrant sur la poubelle. Cool je sens qu’avec lui on va bien se marrer !

Jenny : T’a vu le nouveau ? Quel looser ! Tu crois qu’il en a fait quoi de sa chaussure?
Natacha : Ouais il en a fait quoi ?
Moi : Il est tellement maigre qu’il doit pas manger à sa faim, il a du bouffer sa chaussure.
Jenny : Ben il aurait pu manger la deuxième aussi parce qu’elle trop laide
Natacha : C’est clair
Thomas : De toute façon c’est un belge faut pas trop se poser de question.
Moi : Ah il est belge ? Ca explique tout !
Jenny : Même le mauvais goût et la sale gueule ?
Natacha : Ben ouais !
Moi : Ben oui, la sale gueule ça vient d’une coutume belge qui consiste à bercer les enfants trop près du murs.
Natacha : C’est vrai ?

Devant la stupidité de cette fille on reste tous sans voix. On arrête de papoter et on écoute les cours sur les lois de Newton jusqu’à entendre la sonnerie. On a encore une heure mais avant on a cinq minutes d’interclasse. Le nouveau risque de ne jamais s’intégrer dans la classe. Personne ne lui prête attention. Je crois que tout le monde à peur de sembler être un bouffon en allant lui parler. Je cherche Thomas, introuvable. Juste avant de rentrer en cour, je le vois qui débarque main dans la main avec Jenny. J’hallucine ! Il sort pas avec cette conne ! Et pour me confirmer ça il lui roule un palot devant tout le monde. Et merde ! Le pire c’est qu’elle sort avec lui uniquement pour me rendre jaloux. Ca ne marche pas et ça me gave, ça veut dire que je vais me coltiner Jenny encore plus souvent et Thomas va jouer à l’imbécile heureux.


* * * 

Elle me trouve beau? Chouette... En plus, elle est très belle... Même si j'avoue que j'ai plutôt un faible pour la jolie châtain, qui était avec elle. Mais avoir cette fille comme petite amie m'aiderait sûrement à m'intégrer plus raidement... Je lui demanderai de manger avec moi à midi, on verra bien. Bon, bâtiment 29, bâtiment 29... Mince, où est-ce qu'il est ce bâtiment? Pourquoi il n'y en a que 8, et que j'ai cours au 29! J'ai du le rater à un moment ou l'autre. Punaise! Déjà 15 minutes de retard, mais je suis bête! J'ai qu'à me rendre à la vie scolaire pour qu'ils me disent où est ma salle. Mince. C'est où la vie scolaire!!!!!!!! Je cours dans tous les sens pour espérer la retrouver rapidement. Et finalement ma stratégie est payante puisque je tombe dessus un escalier après. Je rentre, puis m'adresse à un surveillant, assis derrière son bureau, il a une drôle de coiffure... Je lui dis que je suis en première S. Il me regarde de haut, mache trois fois son chewing-gum puis se décide à aller sur son PC, pour me donner l'info. Il me regarde comme un con: "C'est salle 8". Mais ça je le sais déjà. J'insiste un peu, il m'a à la mauvaise je crois, puis finalement après 10 minutes de recherche intensive, il m'annonce où est exactement la salle. Et elle est bâtiment 3. Bon, j'y vais. J'ai juste un peu peur d'arriver au milieu d'un truc important. Ca le foutrait mal. Tant pis, j'arrive devant la porte et je toque, puis entre, comme si j'étais à l'heure. Je ne regarde pas les autres élèves, juste le prof, et je m'excuse auprès de lui pour mon retard. Il me regarde d'un air dur et me dis qu'il ne m'as pas autoriser à rentrer en cours. Alors, je m'excuse à nouveau et commence à rebrousser chemin vers la porte. Puis là, je glisse et me viande directement sur la corbeille à papier. Les restes, de ce qui est apparemment un petit déjeuner chinois, vient s'étaler sur la veste que mon père m'as offerte. Tout le monde éclate de rire, le prof y compris. Il vient vers moi et m'aide à me relever en me disant qu'il plaisantait et qu'il n'avait pas l'intention de me refaire faire mon entrée. Je ris jaune, il me fait signe d'aller vers la classe. Quand je passe dans les rangs, les autres ne me regardent même pas. Sans m'en rendre compte, je traîne les pieds, le prof m’appelle alors:

- On dirait que tu n'as pas envie d'aller t’asseoir.
- Oh, si pardon!
- T'es un peu long... C'est quoi ton nom?
- Karl Chopper. Quelques légers rires retentissent.
- Pour moi, tu seras l'escargot blond. Allez, arrête de baver partout et vas t’asseoir à côté de Maxime. Je regarde, un gros me fait des signes de la main et un sourire bizarre. Je vais donc m’asseoir près de lui, puis je déballe mes affaires. Bon, au moins, je suis assis à côté de quelqu'un...
- Je suis Maxime, Maxime Martin, mon nom de famille c'est Martin.
- Je suis Karl. Enchanté. Il est un peu timide mais pourtant, il parle beaucoup, sans que je le lui ai demandé. Il me parle de ses poèmes et de son blog star, alors que je sais même pas ce que c'est. Je lui souris et me présente brièvement, puis, il me propose de me présenter la classe. C'est une bonne idée! Ce que je voudrais savoir d'abord, c'est qui sont ces trois menteuses à qui j'ai eu affaire tout à l'heure...
- La blonde c'est Jenny Marvial, la star de la classe et futur reine du bal de promo. Elle est pas très gentille, mais elle a pleins d'amis. l'autre, la brune au nez pointu c'est Natacha Ferrand. Alias le satellite.
- Satellite?
- Ouais elle arrête pas de graviter autour de Jenny.
- Ah. Et la châtain?
- Sylvia Lopez. Elle traîne toujours avec Jenny et Natacha, mais elles ne se ressemblent pourtant pas trop. Elle est bien plus gentille.

En y repensant bien, cette fille, Sylvia,n'avait pas l'air d'être heureuse que sa copine me fasse la blague de tout à l'heure. Si Maxime a raison alors cette fille est... Quelqu'un de bien???? Je lève les yeux discrètement vers elle. Elle est assise à côté d'une fille aux allures punk. Elle est en train de griffonner sur son cahier. Ses yeux sont plongés dans ce qu'elle dessine. Puis soudain, tout en continuant de regarder son chef d’œuvre, elle sourit puis se met à rougir. Peut être qu'elle est en train de dessiner son petit ami? Elle rabat une mèche de cheveux derrière son oreille. J'ai beau être de l'autre bout de la classe, je suis presque sûr de percevoir l'odeur de son shampoing. Maintenant, voilà que c'est moi qui rougit... Je voudrai tellement aller la voir. Pourquoi? Juste pour lui dire qu'elle est belle. A vrai dire, je ne prétendrai jamais vouloir une petite amie de son style, mais lui dire qu'elle est jolie, ça lui ferait certainement plaisir, et si, je parviens à la faire sourire comme elle vient de le faire à l'instant, je crois que je serai aux anges...

- Charles?
- Non, moi c'est Karl.
- Ah pardon. Je continue?
- S'il te plaît.
- La fille à côté d'elle c'est Marine, la fan absolue du manga. TU vois, elle est fan de tout ce qui touche à la culture nippone.
- La quoi?
- Au Japon quoi.
- Ah... Je rie bêtement.
- Le gars là-bas, c'est Mohamed, mais tout le monde l'appelle Mamagoudou.
- Pourquoi?
- Je sais pas, personne ne m'as expliqué. Il est un peu moqueur alors ne traîne pas trop vers lui, surtout qu'il adore bizuter les nouveaux. Puis il vient de la cité. Evite aussi Franck et Simon, il paraît qu'ils fument de l'herbe, et en plus c'est illégal! Je le regarde pui sourit, en fait, il est très sympa. le gars en train de se gratter là-bas, c'est Loïc Guiraux, c'est le dernier de la classe, il s'en fout un peu de tout, mais il est quand même marrant. Surtout qu'il est amoureux de Cindy, la blonde avec le bandeau au premier rang, mais elle, elle est à fond dans les études, et il paraît qu'elle a déjà un petit ami.
- Ah d'accord.
- Tu vois la jolie fille à lunettes au premier rang?
- Euh... La grosse?
- Elle est pas grosse! Elle se prénomme Marjorie, et c'est la deuxième meilleure de la classe. Puis elle est tellement... Je le regarde, il devient rouge.
- Et c'est qui le premier alors?
- Lui, Marc-Antoine. Je regarde ce gars, il n'as pas une tête de premier de la classe. Il a la coupe à la Justin Bieber, et des fringues moulantes. C'est le fils du préfet de département.
- Ouah!
- Là-bas c'est Vincent Fabre, la star de l'équipe de football, le gars le plus cool au monde. Tous les mecs rêvent d'être à sa place. Même qu'il sort avec une fille qui est à la fac. A côté de lui c'est son meilleur ami, Thomas Meissonnier, ils se connaissent depuis qu'ils sont petits. Puis normalement Alphonse est toujours avec eux, mais là, je sais pas pourquoi, il n'est pas là. Puis le chinois à côté de Loïc, c'est Olivier Le.
- Olivier, ça fait pas très chinois.
- Bah pourtant si... Lui aussi il fout pas grand chose, mais il a fait des championnat de break dance l'an dernier et il paraît qu'il assure trop.
- Et les deux bizarres là? Je lui désigne les deux gothiques devant nous.
- Marie-Angèle Pellouri et Tristan Lachize. Inséparables. Ils sont super sympa, faut pas se fier à leur apparence. Ils sourient tout le temps, et même les populaires ne les embêtent jamais. Puis la dernière là-bas c'est Célia Roux. La rédactrice en chef du journal du bahut, et une véritable vipère! Méfie-toi de sa fausse gentillesse.

Je remercie Maxime pour ces indications, peut être que je me ferai ami avec lui. Au moins, je suis sûr de savoir à qui j'ai affaire... J'ai pas vraiment écouté les cours mais tant pis... La cloche sonne, le prof nous fait signe d'aller en interclasse. je me lève en dernier. Je ne veux pas vraiment sortir pour qu'ils se moquent de moi, mais, rester seul avec le prof, qui, lui aussi, se moque de moi, ça ne me dis rien. Je me décide et quitte la pièce. Dans le couloir, les autres m'ignorent. D'un côté, c'est pas ce qui aurait pu se passer de pire.


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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 16:46 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Vincent
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 31 Mai 2011
Messages: 82

MessagePosté le: Sam 11 Juin - 10:19 (2011)    Sujet du message: Jour 1 Répondre en citant

Après l'interclasse, je rentre tranquillement dans la salle de cours. On dirait que les places ont changées… La fille du journal du lycée est venue à côté de Maxime. La « Japonaise », a pris sa place et le gars qui a failli me renverser en voiture va à côté de Sylvia… Bon, je vais me mettre seul là-bas. J’ai à peine le temps de sortir mon livre que quelqu’un s’assoit à côté de moi. C’est la copine à Sylvia, la brune aux cheveux courts et frisés. Elle s’assoit en soufflant et commence à faire un mur de livre entre elle et moi. Bon, d’accord, elle m’a fait une mauvaise blague, mais peut être qu’en fait elle est très gentille…

_ Je m’appelle Karl.
_ Je parle pas aux nuls, sinon ça veut dire que je suis nulle. Dit-elle comme si elle récitait quelque chose que quelqu’un lui avait dit un jour.
_ Tu peux enlever tes livres si tu veux.
_ Non, je parle pas aux nuls, sinon ça veut dire que je suis nulle.

Je me rassois normalement. Je dois avouer que ça me fait un peu de la peine… Pas qu’elle me prenne pour un nul, mais qu’elle me considère comme pas digne de discuter… Pourtant, il faut bien que je m’intègre, d’une façon ou d’une autre ! Mon père dit tout le temps que si on fait rire une fille, elle sera rapidement notre amie… Euh, non en fait il dit que c’est facile de coucher avec une fille si elle rie, mais c’est presque pareil. Je sais, je dois trouver une solution pour la faire rire ! Je ne connais pas de blague, à part celle de la chaise, mais je crois qu’elle ne va pas aimer… Je sais !!!

_ Natacha.
_ Quoi ?

Elle se retourne vers moi par réflexe, sans vraiment le vouloir, et là par-dessus ses livres empilés, je laisse dépasser mon visage, mes stylos bleu et rouge enfoncés dans mes narines. Personne ne résiste à la grimace des stylos dans le nez ! Personne ! Elle fait les yeux ronds, comme si elle était terrorisée, puis elle prends son portable et envoie un texto. Jenny se retourne vers elle et éclate de rire, je crois qu’elle lui a envoyé un texto à elle. Puis Natacha en reçoit un autre.

_ J’arrête de faire des grimaces si tu me parle.
_ Non. Jenny elle m’a dit que je devais pas te parler parce que t’es belge, et que tu es trop moche.

La sonnerie retentit. Elle part en courant super rapidement. Moi, je reste assis à ma table. Les gens commencent à se lever et à sortir. Moi je ne sais pas ce que j’ai, mais ma tête devient lourde. Je la pose sur la table. Je crois que j’ai de la peine. Je ne m’attendais pas à ce que tout le monde m’aime, mais là, c’est pire que tout. Jamais on ne m’avait insulté comme ça avant… Enfin… Je n’en veux pas à Natacha. Je pense qu’ici, tout le monde est un peu comme elle. Mais alors, pourquoi j’ai tellement mal, que mes larmes tombent d’elles-mêmes ? Le prof n’a même pas vu que j’étais encore là, il sort de la salle en sifflant. Et moi je reste là, tout seul, la tête enfoncée dans le bureau. Soudain la porte de la salle s’ouvre. Le prof a du remarquer que j’étais ici. Mais quand on commence à me parler, je me rends comptes que c’est la voix d’une femme. Je lève les yeux vers elle, on dirait une femme de ménage :

_ Bah, tu ne vas pas en récré toi ? Me demande-t-elle en récupérant un produit qu’elle avait du oublier ce matin.
_ Non.
_ Merde ! Tu pleures ! Qu’est-ce qui se passe ? Il vient vers moi. T’as été collé ? C’est pour ça que tu pleures ?
_ Non, je suis nouveau, et les autres ne sont pas très gentils…
_ Ah… Elle s’assoit à côté de moi. Madre de dios ! On reste silencieux, puis soudain, elle sursaute et tends une barre de chocolat. Tiens, mange un bout, mon fils, sinon tu va faire de l’hypoglycémie.
_ Je souris. Merci. Je mange, elle se met à sourire. Elle est grosse et grande, avec une moue souriante et chaleureuse. Elle à l’air d’être espagnole ou un truc du genre. Je m’appelle Karl.
_ Ah ! Moi c’est Denise.
_ Vous êtes nouvelle, vous aussi ?
_ Oulà ! Non ! J’étais là au tout début moi ! J’éclate de rire, elle continue de dire des bêtises comme quoi elle est très vieille.
_ Vous n’avez pas l’air vieille.
_ Chirurgie ! Qu’est-ce que tu crois, être femme de ménage dans un bahut pourri, ça rend milliardaire, mon fils ! On rie encore tous les deux de bon cœurs. Ecoute petit, je sais ce que tu endure…
_ Vraiment ?
_ Regarde un peu la taille de mes fesses ! Dis toi que j’avais les mêmes à seize ans. Elle me sourit. Les gens qui se moquent de toi, n’ont aucun mérite. Et c’est parce qu’il n’ont aucun mérite que ça ne vaut pas la peine de pleurer pour eux. Par contre, toi, si tu relèves la tête et que tu sèches tes larmes, c’est que tu passe outre leur méchanceté et que tu mérite plus qu’eux. J’arrête de sourire, et essuie mes larmes. Je m’en vais, j’ai du travail. N’oublie pas ! Le sourire !

Elle me fait un clin d’œil et sors de la salle. Je me sens gonflé à bloc, je vais aller en récréation et subir tout ça avec le sourire, parce que plus rien ne peut m’atteindre. Il faudra que je remercie Denise pour ses conseils. Puis papa va faire une drôle de tête quand je lui dirai que le seul ami que je me suis fait, c’est une femme de ménage. La sonnerie retentit. Tant pis pour la récréation, vite, cette fois, je ne veux pas être en retard en cours.


* * * 

L’heure suivante s’annonce être interminable. Mon abruti de pote préfère s’asseoir à coté de sa pouf plutôt que de moi. Natacha s’apprête à se mettre à côte de moi pour se rapprocher un maximum de Jenny. Mais y’a pas moyen d’avoir la pire des trois à côté de moi, j’attrape Sylvia par la main et la dirige gentiment à côté de moi. Elle me regarde interloquée puis finit par s’asseoir à côté de moi avec un grand sourire. Natacha perturbée de ne pas être à côté de super copine fait la girouette en cherchant désespérément une place près de Jenny. Le prof la regarde dépité.

_ Hé toi ! La toupie à frisette si tu sais pas où t’installer moi je vais te donner une place parfaite ! Installe toi à côté de l’escargot blond. J’ai vu qu’il préférait parler avec Maxime plutôt que d’écouter mes cours avec une jolie demoiselle comme toi il fera son timidou et me laissera une classe silencieuse.

Il y a quelques rires dans la classe tandis que la pauvre Natacha part s’installer à côté de plus grand looser du lycée en traînant des pieds. Je regarde un instant ma nouvelle voisine et en fait je réalise qu’elle est vraiment canon. Grâce à son sang espagnol, c’est la fille la plus bronzée de la classe. Une belle brune avec une bonne paire de fesses mais aussi une sacrée paire de nibards !!! C’est dommage qu’elle ne mette pas les mêmes décolletés que Jenny. Au moins là y’aurait quelque chose à voir.

_ J’ai bien l’impression qu’avec le nouveau on va bien se marrer ! Je crois pas qu’il puisse se passer de faire des conneries durant une seule journée !
_ Tu sais Vincent, c’est pas parce que tu es populaire que tu dois te foutre de la gueule du monde en permanence ! Un peu de respect de temps en temps ça ne fait pas de mal. Et puis on ne le connaît pas, avant de le traiter comme un demeuré faudrait lui donner une chance non ?
_ Tu traînes quand même avec Jenny, une sacrée langue de vipère ! Et c’est pas comme si tu ne t’étais jamais moqué de personne. Qu’est ce qu’il a de différent Karl ?
_ Disons que je le trouve attendrissant.
_Attendrissant ? Tu veux rire ?
_ Pfff Elle me jette un regard noir
_ Excuse moi mais j’ai du mal à trouver un côté « attendrissant » à ce type.
_ Il me fait penser à mon petit frère dans un sens. Et puis ça me fait mal pour lui de le voir si…Elle cherche un mot pas trop péjoratif mais n’en trouvant pas… si minable.

Ce n’est pas le genre de fille qui tomberait dans mes bras facilement. Je dirais même que c’est la seule de la classe avec qui je ne pourrais pas coucher. J’aime les challenges ! Avant la fin de la semaine je la veux dans mon lit ! Elle à pitié de ce bouseux suffit que je sois sympa avec lui et je paraîtrais assez bien à ses yeux pour que je puisse tripoter sa grosse paire de seins !!! Je suis sûre que c’est une déesse au lit ! J’ai l’envie soudaine de lui passer la main sur la jambe, ce n’est pas le bon moment, je passerais pour un pervers. Je la dévisage encore une fois. Qu’est ce qu’elle est belle ! Et ses yeux noirs sont si profonds qu’il me font fondre !

Je regarde du côté du nouveau, il a l’air mal à l’aise et Natacha complètement désespérée. Il a du encore faire une boulette stupide. Non mais il sue carrément ! C’est aussi stressant que ça d’avoir une cruche sans aucune conversation à sa droite ? Si on devient « pote » je lui apprendrais l’art de la drague comme je le connais si bien. Il est désespérant ce type. Mais pas aussi pitoyable que Thomas qui est en train de se faire tripoter par Jenny en plein cour… Il sont ensemble depuis une heure et ça y’est elle fait de lui un autre homme. J’espère qu’elle va le larguer rapidement. Sûrement ! Quand elle verra qu’elle ne peut pas m’atteindre. Pas toujours facile d’être au centre des attentions en permanences. C’est ça d’être un beau gosse !

A peine la sonnerie retentit que Natacha est déjà sortie de cour le plus loin possible de Karl. Celui là il resterait puceau jusqu’à quarante ans que ça ne m’étonnerait pas !


* * * 

C'est l'heure du cours d'histoire. Je suis devant la salle avec les premiers arrivés, à savoir, Cindy, Maxime et Marjorie. La boulotte est dans son coin, alors que les deux autres discutent avec moi avec facilité.

Cindy : Alors t’es belge.
Moi : Oui…
Cindy : C’est vraiment génial ! T’en a de la chance de pouvoir venir étudier dans un second pays.
Moi : Mon père est chargé d’opération marketing, là il est sur un plan international. Mais je ne comprends pas tout à ça.
Maxime : Moi ma mère est policière et mon père, buraliste.
Cindy : Moi, je veux devenir architecte, comme mon père. C’est pour ça que je me donne tant de mal.
Maxime : Ton copain doit être fier de toi.
Cindy : Mon fiancé. En fait.
Moi : Ouah, félicitations.

Je regarde un peu mieux mes deux complices. Cindy est mince, elle fait ma taille, c'est-à-dire un mètre 65. Elle est blonde. Mais ses cheveux sont tout de même bien plus foncés que les miens. Elle a un T’shirt en marinière, c’est à la mode chez les filles, et un bandeau qui tient ses cheveux en arrières. Puis, un jean moulant qui descends jusqu’à ses ballerines bleues. Maxime quand à lui, est un peu moins clinquant. D’abord, il porte un T-shirt monochrome et un survêtement bleu accompagné de la veste qui va avec. Il a les cheveux châtains et un épi immense laisse présumer qu’il ne doit pas passer beaucoup de temps dans la salle de bains. Moi, malgré mes cheveux jusqu’aux épaules, j’ai pas trop besoin de m’en occuper non plus. Ils sont tellement lisses qu’il suffit que je les aplatisse avec ma main pour être prêt.

La prof arrive soudain, mettant terme à mes indiscrétions. On s’assoit alors. Je me mets seul à une table, les autres ont déjà leurs tandems. Puis je regarde la prof qui essaye de se présenter à moi. Les autres élèves ne la laissent pas parler, alors, elle cède et commence son cour. J’ai une drôle d’impression. Je me retourne et constate que Vincent, et un autre gars, sûrement Alphonse, sont en train de parler de moi. Ils sourient et se fichent totalement que je viens de les prendre en flagrant-délits. Je me tourne à nouveau. Je vais essayer de suivre le cour et de répondre aux questions pour m’attirer les faveurs de la prof. Mais à chaque fois, je n’ai même pas le temps de réfléchir, que Marc-Antoine, balance les réponses en se vantant. Tant pis… Je vais me mettre sérieusement à étudier. Comme ça, je pourrai répondre aux questions, moi aussi.


* * * 

Je passe la récré avec Alphonse et d’autres potes qui ne sont pas de la classe. Evidemment Thomas à préféré partir se bécoter avec sa greluche. Non mais quel naze ! Je crois que son problème c’est qu’il est toujours puceau et il supporte pas que son meilleur pote s’en tape autant qu’il veut. On se met devant la machine à café et on tape la discute. Alphonse n’a pas l’air dans son assiette, je crois que sa petite sœur est atteinte d’une leucémie. Enfin, je ne sais pas trop comment le réconforter. Et puis de toute façon ce n’est pas mes oignons j’en ai assez avec mes emmerdes ! Sylvia passe près de nous accompagnée de Natacha qui à l’air encore très perturbée par les quelques minutes passées auprès de Karl. Je les invite à se joindre à nous, mais je me prend un vent. C’est à peine si j’ai droit à un regard. Je suis certain que si elle m’avait vu en train de discuter avec l’autre bouffon elle serait venue. Tant pis, de toute façon la pause est terminée direction le cour d’histoire.

C’est toujours le bordel dans ces cours. C’est con parce que l’histoire c’est pas mon point fort et que si je ne ramène pas de bonnes notes à la maison je vais me faire défracter. J’essaie tant bien que mal d’écouter le cour mais c’est pas facile… Ca donne un truc du genre : « En 1914, taisez vous ! Les tensions entre la triple alliance et la triple entente sont au comble. Un blanc. Les tensions entre la triple alliance et la triple entente sont au comble. Olivier ! Qu’est ce que je viens de dire ? » Evidemment il n’écoutait pas donc pendant trois heures il tente de dire quelque chose en rapport au cour. Ca ne donne rien. Alors Marc-Antoine tout content répète fidèlement ce que vient de dire la prof en ajoutant une remarque « pertinente ». Quel con celui là ! Et dire qu’en plus il fait parti de l’équipe de foot, donc je me le coltine à la longue. Ce gars est super prétentieux et intouchable à cause de son père préfet. Moi j’aurais un fils comme lui, je le forcerais à se bouger le cul plutôt que de servir de ses relations pour arriver à ses fins. Ca y’est j’ai déjà lâché prise, faut vraiment que je me concentre ! Ou au pire je glande rien et je demande à Sylvia des cours particuliers. Mais ils seraient tellement « particuliers » que je n’en saurais pas plus sur notre histoire. Alphonse qui est à côté de moi se marre tout seul. Je lui demande ce qu’il a mais il continue à se marrer sans répondre. Il est en train de lire un petit mot de Simon. Ca sent le coût foireux, je parierais que c’est pour Karl. Pas de chance pour lui, en tout cas je suis certain que nous on va bien se marrer. Mais leur blague attendra, il va venir manger avec nous. Je l’appelle mais pas de réponses. Je ne sais pas s’il m’ignore ou s’il et tout simplement ailleurs.


* * * 

A peine sorti d’histoire, j’intercepte Karl pour pas qu’il n’aille plus loin. Je lui dis qu’il va venir manger avec nous. Je ne lui laisse pas le temps de répondre et on fonce au réfectoire avec le Belge,
Alphonse, Thomas et les trois cruches ou plutôt les deux cruches et Sylvia. Cette dernière semble perplexe de voir Karl parmi nous. On fait la queue dix minutes et nous voilà devant une assiette d’épinard gluant et d’une escalope trop cuite.


Jenny : Tu dois être déçu de ne pas pouvoir manger des frites tous les jours ?
Sylvia : Jenny… Lâche le un peu.
Moi : Alors Karl comment tu trouves ton nouveau lycée ? Ca doit être dur d’avoir laissé tous tes potes en Belgique Il faut que je fasse mon maximum pour pas me foutre de lui. Mais c’est dur rien qu’une phrase innocente mal placée et tout le monde se marre sauf Sylvia.
Karl : Non ça ils m’envoient des lettres et puis je vais me faire des amis ici.
Sylvia : Oui c’est ça ! Tu vois tu viens d’arriver et tu es déjà à notre table !
Jenny : Cette chance ! Il est bénit des dieux ! Moi je le voulais pas à notre table. Tu sais bien que je ne suis pas douée avec l’hypocrisie…
Thomas : Ma chéri tout en douceur ! J’aime ça ! Beurk, ils m’écoeurent c’est deux là.
Moi : N’écoutes pas ces deux là, l’amour les rend méchant
Natacha : Moi non plus je veux pas le voir. Il me fait honte. Karl baisse la tête et ne répond pas.
Moi : Sympa ! On passe pour une sacré bande de connard.
Jenny : Arrête ça Vincent ! Tout à l’heure t’étais le premier à te foutre de lui ? Depuis quand tu fais dans le social ?
Moi : Depuis que mon meilleur pote en fait avec sa nouvelle greluche de copine.
Jenny : La greluche elle t’emmerde !!! Elle se lève. Natacha, Thom, Sylvia vous venez ?
Thomas et Natacha : oui
Sylvia : J’ai pas fini de manger
Alphonse : Moi je vous suis. C’est trop bizarre.
Moi : Et bien ça c’est la super ambiance !

Karl ne dit pas un mot jusqu’à la fin du repas. Sylvia le regarde quelque peu attristée. J’aurais essayé mais c’est pas facile. A quoi je suis réduit pour coucher avec une fille… De toute façon Jenny me saoule donc je l’aurais envoyé chier un moment ou l’autre. J’espère juste que ça ne touchera mon intégrité.

Sortit du self, je prend mes distances et pars seul dans ma voiture. C’est avant le cour de math j’ai besoin de respirer pour supporter ce supplice d’une heure.


* * * 

Finalement ce lycée n'est pas si terrible que ça, enfin... Si on oublie les mauvaises pensées de certains… Je me dis juste que si je reste optimiste, rien ne pourra briser mon moral. Je suis allé voir la prof d’histoire après le cour, question de me présenter. Elle a l’air très sympa et me donne des feuilles pour m’aider à m’adapter au nouveau programme scolaire. En y travaillant un peu tous les soirs, ça devrait bien se passer. Tiens ? Mon estomac gargouille… Zut ! C’est midi. Et vu que je ne me suis fait ami avec personne, je vais surement devoir manger seul. Ou au pire, je pourrais toujours aller gratter une place auprès de Maxime. Je sors de la pièce, et là, sans prévenir, quelqu’un me saisit par l’épaule et me retourne vers lui avec force. C’est Vincent, et il décidément trop grand pour un ado normal. Je ferme les yeux, je sens qu’il va me coller un pain. Surtout qu’avec mes allergies, j’ai déjà les yeux explosés, je veux pas encore plus ressembler à un zombie de resident evil. Je l’entends rire, alors, j’ouvre un œil pour voir ce qui se passe. Apparemment il n’as simplement pas l’intention de me taper. Il me regarde en souriant et me propose alors de venir manger à sa table… Youhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!! C’est comme un rêve qui devient réalité ! Dès le premier jour, je vais partager mon repas avec le gars le plus populaire du bahut ! En fait, je ne sais pas si je peux dire qu’il vient de me faire une proposition, étant donné qu’il me tire par le bras pour m’obliger à le suivre. N’empêches, il a vraiment des mains immenses ! Si j’avais des mains pareilles, je ferai sûrement du jonglage ! Il peut facilement faire le tour de mon bras et sa poigne, c’est un peu flippant. D’ailleurs il m’écrase le biceps, mais la douleur physique n’est rien face au bonheur moral que je ressens à cet instant… On entre dans le self. Là, il m’emmène vers les autres, à savoir, Sylvia, Jenny, Thomas, Alphonse et Natacha. Quand j’arrive, la belle châtain me tends un plateau en souriant. Vincent passe devant moi dans les rangées, Sylvia derrière. Cool, finalement, Maxime avait raison à propos d’elle, elle est bien plus sympa que ce qu’il paraît. Je prends une salade. Aussitôt elle éclate de rire et me propose de la reposer. Vincent vient la soutenir en me disant que cette « salade », qui selon lui ne devrai pas pouvoir s’appeler « salade », est immangeable. Alors je la repose et prends le même plat que Sylvia. Vincent pars devant chercher une table. Soudain Thomas tapote l’épaule de Sylvia :

Thomas : Y a pas moyen qu’on mange avec vous !
Natacha : Ouais !
Jenny : Allez ! Vous êtes nazes, c’est juste un repas, puis Karl a l’air amusant. Je sais qu’elle se moque en disant ça mais pourtant ça me fait plaisir qu’elle soit de mon côté.
Natacha : Ouais, c’est amusant !
Sylvia : Allez, faîtes un effort, c’est l’occasion de faire connaissance avec lui.
Thomas : Mais pourquoi ce type ?
Jenny : Thomas ! T’es lourd là !
Thomas : Bon, ok…
Alphonse : La soumission par excellence ! Tom, elle t’a castrée dans la journée ou quoi ? Sylvia éclate de rire.
Thomas : Mais ta gueule toi ! Trouve toi une meuf après on en parlera. Il pousse son camarade en arrière. Alphonse bouscule légèrement Natacha en reculant.
Natacha : Mais !!!
Sylvia : T’inquiètes pas, ils s’adorent.
Moi : Oui, j’ai vu ça.
Sylvia : Bon, on se calme et on rejoint Vincent, il nous attend je vous rappelle.

On s’assoit et commence à discuter. Je crois que Jenny aime les frites et qu’elle aurait aimé que je goûte celle de cette cantine. Elle est cool, elle aussi, à sa façon même si elle ne dégage pas cette aura de bienveillance qui caractérise le sourire de Sylvia. On discute de tout et de rien en riant, puis même si je me fais vanner, Vincent et Sylvia prenne souvent ma défense, c’est vraiment cool. Bon… Ce qui l’est un peu moins, c’est le fait que Thomas me jette des épinards dans les cheveux à chaque fois qu’ils ont le dos tournés. Mais je pense qu’il fait ça seulement pour impressionner sa petite amie, et qu’il n’as rien de spécial contre moi. Finalement le repas se termine tranquillement. Même si on ne termine que Vincent, Sylvia et moi. Je me propose à Sylvia de débarrasser son plateau à sa place. Elle a l’air surprise que je lui propose ça. Finalement elle accepte et me laisse faire.


* * * 


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Vincent
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MessagePosté le: Sam 11 Juin - 12:52 (2011)    Sujet du message: Jour 1 Répondre en citant

A peine entré dans la classe, je peux ressentir que quelque chose ne vas pas... La classe, d’habitude si bruyante est calme. Le prof de math me regarde d’un air supérieur et inquiétant. Il m’ordonne de m’assoir près d’Alphonse. Apparemment personne ne choisit à côté de qui il peut se placer dans cette pièce. J’en déduis ça puisque Jenny est à côtés de Marjorie. L’enseignant, tout vêtu de noir, me fait flipper, mais, pour je ne sais quelle raison, il semble déjà avoir choisi son bouc émissaire. Vincent. Ce qui est d’ailleurs très étonnant, étant donné qu’il est censé être un des meilleurs élèves de la classe. Mais à mon avis, ça doit juste être physique le fait qu’il puisse pas le sentir. Pourtant… Il est vraiment cool, ce mec… Bon, j’en conclus, que c’est le prof dont tout le monde se méfie… je vais faire de mon mieux pour m’attirer ses faveurs. Les maths ce n’est pas trop mon point fort. En S, c’est assez dure à suivre. Le prof ouvre son porte-document et fait passer des feuilles à Marjorie en lui demandant de les distribuer. Punaise. Un contrôle, déjà ? Je suis pas sur d’être prêt pour ça. Mais non ! Tais-toi Karl ! Tu peux le faire. Les feuilles circulent jusqu’à chacune de nos tables. Je regarde le sujet. Ca m’as l’air plutôt mal barré… je n’ai pas encore appris la plupart des formules qu’il demande… C’est la cata. Pourtant j’aurai adoré rapporter une bonne note à mon père dès le premier jour, ça l’aurait rendu fier. Les autres sont tous à fond dans leurs devoirs. Pourtant je me reçois quand même des boulettes de papiers dans la nuque. Je me retourne, sans que le prof ne le voie. Simon me regarde en souriant. Maxime avait raison, il a pas l’air très net, celui-là. Il a déjà fini… A tous les coups, il va rendre copie blanche. Bon allez Karl concentre-toi un peu mieux ! Argh, trop tard, le prof envoie Marine récupérer les feuilles. Bon… Je prévois un 8 ou un 9 sur 20. Je vais devoir me rattraper ! Je profite avec sérieux du reste du cour, je dois essayer de me mettre au niveau…

* * *


Mon père n’a plus qu’à mon égard de la haine. Chaque minute passée près de lui et c’est un poignard qu’on m’enfonce dans le bide. Il a fallut que je sois en S et que Marc soit prof de math pour être sur de ne pas le rater. Je prends toutes mes précautions pour arriver à l’heure, et je m’installe à côté de Maxime pour être sur que personne vienne me parler. Marc ne me ressemble pas. Il est châtain clair, les yeux noirs, le visage stricte. Il est tout le temps habillé en noir. Il est en deuil en permanence.

Comme il aime commencer douloureusement, on commence par un contrôle de dix minutes afin d’évaluer nos compétences. Ca n’a pas l’air trop compliqué. Et merde je me suis gouré !! J’ai pas de gomme je demande à Maxime de me prêter la sienne. Un phrase de trop ! Mon père me tombe dessus.


_ En plus d’être un vaurien tu es un tricheur ! Si je parle d’évaluation de compétences personnelle ce n’est pas pour avoir deux copies brillantes au lieu d’une brillante et une minable ! Installe toi devant à côté du mur. Et pour confirmer tes craintes le mur ne te donnera pas les réponses ! Aller plus vite que ça !

Qu’il est difficile de garder son calme. Mais me mettre en colère ne changera rien. Je passe devant Jenny qui m’attrape la main et me donne un regard d’encouragement. J’aurais préféré que ce soit Sylvia. Je vois qu’elle n’est pas rancunière. Je m’assis à la fameuse place au pied du mur. Une fois le contrôle rendu le cours continue, lentement, douloureusement. Les secondes ressemblent à des heures, les minutes sont entrelacées par la voix hurlante de mon père me traitant d’incapable. Alors je languis que ce calvaire prenne fin. Même si je sais pertinemment que ça recommencera encore et encore dès que je poserais un pied sur cette de terre infernale qui est la salle de cour ou mon père est le roi. Et dire que je n’avais pas vu ce monstre depuis deux semaines ! S’il pouvait disparaître bien plus longtemps que ça ! S’il pouvait mourir je n’en serais que plus soulagé…

* * *


Rien ne vaut après une heure de math un peu de sport pour se défouler. Comme à son habitude, Mamagoudou se balade à poil. Je crois qu’il aime bien montre à tout le monde que la légende des blacks et des leurs grosses queues n’est pas seulement un mythe… Karl est bien parti il louche sur son entrejambe. Il semble mal à la l’aise… Qu’est qu’il va encore nous faire ? S’il te plait ne te ridiculise pas une fois de plus, si je traîne un peu avec toi il faut pas que tu restes un bouffon, j’ai une réputation à tenir. Oh le con ! Qu’est ce qu’il a sous son fut…vu comme il est mal à l’aise je parierais qu’il ne vaut mieux pas savoir. Avant que ce soit la cata je libère une des deux douches pour qu’il puisse se changer. Si je le surveille pas de près, il n’y aura plus rien à faire pour lui.

C’est parti pour le hand, je m’entraîne avec Thomas. Enfin une heure de cours où je ne me coltine pas Jenny ! Elle est trop cruche pour prendre le sport au sérieux. Après une demi heure d’exercices pas très intéressant on passe enfin au match ! Les meilleurs sont séparés dans les deux équipes. C'est-à-dire Marc-Antoine, Thomas, Mamagoudou et moi. Forcément je me retrouve avec l’autre con de Marc-Antoine et contre Sylvia. Cette prof j’ai l’impression qu’elle le fait exprès de me mettre dans des équipes de blaireau… Karl est aussi doué que Natacha, de vraies passoires ! Ma belle Sylvia dans son jogging moulant et à fond. Elle est assez douée. Elle se prend même un de mes tirs en plein ventre pour pas que je marque. Au moins elle à l’esprit de compétitivité. Je la laisse passer ma défense l’air de rien, j’ai envi de voir de quoi elle est capable ! Par contre la blondasse n’a rien de fair-play. Elle simule une chute pitoyable car elle est jalouse que sa copine soit au cœur de mon attention !

Marc-Antoine : Heureusement que la prof ne repère pas les mauvaise comédienne. Ca rattrape ta défense de Don Juan. Putain tu dragueras plus tard on joue là !
Moi : Oh tien le fiston à son papa me fait la leçon ! Brrrr j’en tremble encore.
Mamagoudou : Alors comme ça tu te laisses mettre la pâté par une fille ? Il se marre
Moi : Ouais mais pas par n’importe quel nana !
Marc-Antoine : Comme si tu faisais une différence ! Du moment qu’elles sont baisables.
Mamagoudou : Arrête c’est faut il se tape que des putains de bombasses ! D’ailleurs du baisse de régime avec elle… Qu’est qui t’arrive tu serais pas amoureux ? Il est encore mort de rire
Marc-Antoine : Lui amoureux ? Il sait même pas ce que ça veut dire.
Moi : T’as fini de faire ta gonzesse ? Bon alors t’as fini de chouiner parce le pauvre Marc-Antoine il les fait toute fuir ?
Marc-Antoine : Ferme là sinon…
Moi : Sinon quoi tu vas pleurer dans les bras de papa ?
Marc-Antoine : Espèce de…

On entend un grand bruit métallique, je me retourne je vois Karl étalé sur le sol inconscient. Et ben il a réussit à tomber dans les pommes tout seuls ! Au moins grâce à lui on sort de cours plus tôt tandis que la prof l’amène à l’infirmerie en le portant. Alors que je me dirige vers les vestiaires Sylvia m’intercepte.

_ La prof m’a demandé de garder le gymnase le temps qu’elle fasse l’aller retour à l’infirmerie. T’attends avec moi ?
_ Ouais. Et puis vaut mieux que je m’éloigne de Marc-Antoine un moment, il est énervé contre moi.
_ Encore ? Décidément tous les deux c’est l’amour fou.
_ Disons qu’il m’énerve au plus au point.
_ En plus il est jaloux de toi…
_ Ah bon ? Jouons un peu les modestes
_ Arrête ton cinéma. Tu veux que je te fasse la liste ou quoi ? Bon d’accord je me la pèterais plutôt que de faire les faux modestes ça marche pas.
_ Tien c’est bon la prof arrive !
_ Elle aura fait vite. Je dirais même trop vite. Elle me sourit.

Il n’y a plus personne dans les vestiaires, je me change rapidement et pars au foyer manger quelque chose j’ai les crocs.

* * *


Et maintenant le moment que je redoute le plus... Le cours de sport. Le sport en lui-même ce n’est pas ce qui me terrifie. Le pire, c’est la case vestiaire. Je sais que c’est un peu ridicule mais je suis pas très à l’aise à l’idée de montrer mon corps. Bon, ce n’est l’affaire que de quelques secondes, question de changer de vêtements. Je suis devant la porte des vestiaires, j’hésite à entrer. Mais finalement, lorsqu’Olivier passe devant moi pour aller se changer je le suis pour entrer discrètement. Tout le monde est là. Ils sont en train de discuter et de rire, je pense que personne n’en fera attention à moi. Et là, miracle, au fond de la pièce, deux cabines de douche. Je vais vers elles et tentent de les ouvrir une à une, sans succès. Merde, elles sont déjà prises ! Vincent me dit que Tristan et Marc-Antoine squattent toujours les cabines. Puis merde ! Mais de quoi est-ce que je peux bien avoir peur, ce sont des ados comme moi et… Putain ! Mamagoudou est à poil ! Comment ça se fait que sa… soit comme ça. Je savais qu’on en avait tous une différente mais là… Y a de quoi complexer… Puis, il a des abdos, et des pecs ! Je regarde Vincent qui se change à son tour. Plus pudique, il ne se déshabille pas entièrement. Il est aussi costaud ! C’est fou, ça ? Est-ce que je suis le seul à pas avoir les tablettes de chocolat ? Non… A part Thomas, qui est encore plus musclé que les deux autres, le reste ont un corps normal. Mais… Ils… Ils portent tous des boxers ! Mais moi, je n’en ai pas. Je suis pas à l’aise dedans, c’est pour ça que je mets que des slips. Ils vont se moquer de moi. C’est la fin avant l’heure. Je commence à soulever mon T-shirt doucement. Vincent me regarde bizarrement. Puis il souffle et lève les yeux au ciel avant de se lever. Il va vers les douches et frappe à la porte de celle où se trouve Tristan. Il lui demande de se dépêcher d’en finir. Quelques secondes à peine après, le gothique sort, libérant sa cabine. Vincent me fais un signe de la tête, me désignant la cabine. Ouf, sauvé ! Merci Vincent, je t’en dois une !

Bon, pour ce qui est de l’épreuve terrible des vestiaires, c’en est terminé, enfin, j’espère juste que la prof ne remarquera pas qu’il me manque une chaussure... Maintenant, seconde étape, le cours en lui-même. Apparemment c’est hand aujourd’hui. La prof ressemble à un garçon… Elle a les cheveux courts coiffés en hérisson et un piercing au sourcil. Elle nous demande de respecter les groupes de niveau qu’elle a formé la dernière fois. Je lève la main pour qu’elle me remarque. Elle regarde alors son cahier et constate que ma venue était bien pour aujourd’hui. Sans même me regarder, elle me dit de faire équipe avec Marie-Angèle. Je vais donc m’assoir près d’elle. Elle me sourit gentiment et rabat sa veste sur ces genoux pour ne pas que je m’asseye dessus. Sans explications, elle nous dit de débuter l’entraînement. Marie-Angèle se lève et va prendre une balle. Elle se met face à moi. Je me lève à mon tour. Je vois, on vas se faire des passes en fait. Elle m’envoie la balle sans arrêter de sourire. J’ai beau n’être qu’à quelques mètres, elle n’a pas tiré assez loin pour que je la rattrape. J’avance pour ramasser le ballon :

- Désolée, je suis nulle ?
- Non ! Ne dis pas ça. C’est pas grave de pas y arriver du premier coup. Elle éclate de rire.
- T’es drôlement bizarre tu sais… Tout le monde dit que t’es peut être un extra-terrestre.
- Je lui renvoie la balle doucement. J’en suis peut être un après tout. Vu que je trouve qu’ici tout le monde est bizarre.
- Moi aussi. Elle fait tomber la balle et se baisse pour la ramasser. Marie-Angèle est vraiment très maigre. Ses jambes sont fines comme des baguettes. Sa colonne vertébrale est d’ailleurs visible sur son dos. Elle se relève et me renvoie la balle. Des fois je me dis que je suis pas comme eux.
- Etre différent c’est bien.
- Pas toujours. Puisque ça nous exclut.
- Mais bon, t’es pas seule, t’as toujours ton petit ami.
- Mon petit ami ?
- Bah, Tristan.
- Ah !!!! Mais non, c’est pas mon copain, c’est juste un ami. Elle rabat son carré brun derrière ses petites oreilles percées. Puis en plus il est gay.
- Ah bon ? On ne dirait pas…
- Je lui dirai, ça vas lui faire plaisir. Tu te plais ici quand même ?
- Je sais pas trop… je crois que oui. Même si je trouve que certaines personnes sont méchantes. Certaines ont été très gentilles.
- Ah oui ? Qui ?
- Sylvia. Elle est géniale.
- Oui, c’est une crème cette fille. Elle est trop adorable.
- Et Vincent aussi. Son sourire se tasse.
- Ah bon, tu le trouve gentil ?
- Oui, il est trop cool.
- Je sais pas trop.
- ???
- En fait, je crois qu’il est un peu manipulateur. Pas forcément méchant, mais juste un peu… Profiteur.
- Je ne crois pas…
- Tristan est amoureux de lui. Et lui, il est hétéro mais comme le père de Tristan a un Dvd club et qu’il veut en avoir des gratuits, il fait semblant d’être flatté qu’il l’aime… Elle a l’air gêné. Enfin, c’est qu’une impression !
- Tu t’inquiètes pour rien. Vincent c’est vraiment un mec bien.
- D’accord. Elle trébuche et manque de tomber. Je lui attrape le bras au dernier moment.
- Ca va ?
- Oui. Elle éclate encore de rire. Je ne suis vraiment pas douée. Je suis un peu maladroite.
- Moi aussi tu sais ! On rit ensemble.

On continue de parler, avec elle tout à l’air très facile. Il faut dire que son sourire est vraiment anti-timidité. Je me demande comment elle peut être si maigre… Est-ce que c’est pour être à la mode ? Je ne sais pas trop mais j’ose pas le lui demander. On continue de jouer et de rire. Au moment de rassembler tous les élèves pour le match, la prof fait les équipes. Vu que Marjorie est dispensée de sport. On est un nombre impair. Le prof pointe Marie-Angèle du doigt et lui demande de se mettre sur la touche. La jeune fille sourit à la prof et quitte le terrain sans rien dire. Est-ce qu’elle est tout le temps mise sur la touche comme ça ? Tristan court vers elle et lui laisse son pull. Elle le plie et lui fais coucou alors qu’il retourne sur le terrain. Elle serre le pull contre elle et lorsqu’elle voit que je la regarde encore, elle me fait coucou aussi. Ouah. Quelle fille ! Elle n’est peut être pas aussi belle ou intelligente que Sylvia. Mais quand je la regarde, j’ai l’impression de voir le soleil. Aucun doute, cette fille là, c’est un ange.

Le match commence alors. Moi et la plupart des filles, on ne touche pas la balle. Jenny ne court même pas. Elle s’amuse à pincer les couilles des mecs qui courent à sa portée. Natacha elle, essaye même de rependre la balle à ceux de son équipe. En fait, c’est Thomas, Mamagoudou, Vincent et Marc-Antoine qui mènent le jeu. Ouais, Vincent à la balle. Il passe la défense de mon équipe et saute vers les buts. C’est alors qu’il tire avec force. Sylvia s’interpose et se prends la balle dans le ventre. A peine au sol, elle attrape la balle et feinte Vincent sur al gauche pour le passer. Ouah !!!!!!!! Vincent regarde Sylvia s’éloigner en souriant, ne revenant pas qu’elle ait encaissé cette patate juste pour pas qu’il marque. Jenny essaye de bloquer Sylvia. Elle la passe facilement mais Jenny tombe alors sur le sol en poussant un petit cri. La prof souffle dans son sifflet. Thomas et Sylvia accourent vers elle :

Thomas : Ma chérie ! Ca va ?
Jenny : Non ! Elle m’a fait tomber !
Sylvia : Pardon, je pensais pas t’avoir touché !
Jenny : C’est ça ouais ! Ce n’est pas parce que t’es forte en sport que t’as le droit de nous faire mal.
Sylvia : Désolé je…
La prof : Lopez, tu sors.
Sylvia : Oui madame. Elle court jusqu’à côté de Marie-Angèle.

Le match reprend alors encore. Vincent fronce les sourcils et regarde Jenny d’un air assassin. A cet instant là, je suis certain d’avoir pu décrypter sur son visage un petit sourire. Elle a donc fait exprès de tomber ! Peut être que… SHBAM !!!

* * *
Hein? Qu'est-ce qui s'est passé? Je me relève, je suis sur un lit. Oh, merde. J’ai du me faire assommer… Sans doute une balle perdue dans la tête… C’est déjà arrivé dans mon ancien lycée et voilà que ça recommence. En plus cette fois, je l’ai vraiment pas vu venir. Je me lève du lit. Je crois que je suis à l’infirmerie. En avançant, je vois une femme en blouse blanche s’approcher. Ca doit être l’infirmière :

- Bonjour.
- Bonjour, tu vas mieux ?
- Euh, oui, mais qu’est-ce qui s’est passé ?
- Tu as glissé sur une feuille et t’es cogner au panneau de basket en tombant. Je vois… Encore pire que ce que je pensai… Tu n’as pas mal à la tête ?
- Non, c’est déjà arrivé que je tombe dans les pommes après un choc.
- Oui, c’est ce que ton père a dit au téléphone. On voulait que ut aille à l’hôpital mais il a dis que ce n’était pas la peine et que tu reviendrais à toi tout seul.
- Oui, il a eu raison. Je dois aller en cours. Je m’apprête à partir. C’est qui qui m’as emmené ici ?
- Ta prof de sport.
- Oh…
- Si tu sens que quelque chose ne va pas, n’hésite pas à revenir Karl.
- Oui, merci madame.
- Mademoiselle.

Magnifique… Etant donné que le gymnase se trouve du côté opposé à l’infirmerie, je suppose que tout le lycée m’as vu me faire porter par ma prof… Bon, on est plus à ça près remarque. Etant donné que je me suis assommé à cause d’une misérable petite feuille. Je sors de la salle pour rejoindre les couloirs. Je sors mon carnet de liaison pour retrouver ma salle. C’est bon, ça devrait être par là-bas. Je prends mon sac à dos et me met en route. Je retrouve la salle assez rapidement. Puisqu’elle se trouve juste à côté de la pièce où on a fait math. Je toque puis je rentre. J’entends quelques petits rires légers mais rien de bien méchant. Je montre le mot de retard de l’infirmière au prof. C’est un petit vieux courbé sur lui-même. La retraite ne dois pas être bien loin… Il me demande de m’assoir. Sylvia me fait signe. Je vais près d’elle. A peine assis, elle me harcèle de questions :

- Ca vas ?
- Oui, oui, ne t’inquiètes pas, j’aurai juste une méga bosse.
- Oui je la vois… C’est un peu horrible…
- C’est pas grave, avec mes cheveux je peux un peu la cacher. Elle a l’air gênée.
- C’est quand même pas de chance…
- Si j’avais vraiment pas eu de chance, je me serai fait mal. Non ?
- Oui, vu comme ça. Elle me sourit enfin.

Je sors mes affaires de mon sac à dos. Le prof me porte un livre pour que je puisse suivre. La fille près de moi m’indique la page à ouvrir. Elle est encore en train de dessiner. Je pose les yeux discrètement sur sa feuille. Elle est en train de dessiner Vincent. C’est vraiment très ressemblant. Je ris, elle se tourne vers moi :

- C’est Vincent que tu es en train de dessiner ?
- Ah, ça ! Euh, oui, on dirait bien ! Elle devient rouge.
- Il te plaît.
- Qui ? Vincent ? Mais non ! C’est juste un copain. Puis, Jenny me tuerait si jamais je tentais un truc avec lui. Mais de toute façon, il n’est pas du tout mon genre. Il est trop sur de lui…
- Ah ?
- Et moi je préfère les timides.

Elle se remet à dessiner, elle est mal à l’aise. Et pourtant elle est quand même belle. Je suppose que c’est pas donné à tout le monde d’être comme ça… En plus, elle a l’air d’être concentrée sur le cour. Elle suit tout, et fait même les exercices pendant que le prof répond aux questions des autres. Je fais comme elle, j’essaye de m’appliquer. Puis je crois que c’est payant, puisque j’arrive à suivre.

* * *


On rentre en physique, et bien sûr tout le monde se fout de Karl.

Jenny: Les Belges devraient être dispensé de sport automatiquement pour éviter les accidents.
Natacha : C'est clair !
Thomas: Arrêtez les filles, le pauvre il s'est fait attaquer par une feuille morte ! Il a du avoir mal !
Célia: Je vais faire un article du tonnerre !
Alphonse: J'aurais le droit de le lire avant tout le monde ?
Célia : Rêve !!! Par contre tous renseignements est le bienvenue !
Moi : Tu veux dire n'importe quel ragot du moment que tu puisses de foutre de quelqu'un publiquement.
Célia: Qu'est qui lui arrive?
Jenny : Je sais pas je crois qu'il est tombé amoureux du nouveau...

Je n'ai pas le temps de répondre que Karl fait son apparition une belle bosse sur le crane. Mamagoudou sort une feuille morte de son sac et la pose discrètement par terre tout en disant :

_ Vas y jolie feuille et cette fois ne le rate pas !

Sa blague stupide en fait quand même rire quelque uns. Wahou que de grands humoristes dans cette classe ! Peu importe. Le prof est un vieux qui est simplement pressé d'être à la retraite. Il est moitié sourd et ne prend plus la peine d'écrire quoi que ce soit au tableau il parle pendant une heure et on doit noté ce qui nous semble important car il ne reviendra pas dessus. Des fois je me dis que j'ai de la chance car j'enregistre très vite. Alors que d'autres étudie comme des malades pour obtenir un malheureux 10.

Karl et Sylvia sont en train de discuter. Je me demande bien ce qu'ils peuvent se raconter. Au final, je crois que j'ai bien fait de "m'accopiner" avec lui. Il est tellement naïf que je pourrais faire de lui ce que je veux sans aucun problème...

* * *


Pour se taper une sainte nitouche rien ne vaut « l’amitié » d’un crétin.

Moi : Ca te dis que je te ramène?
Karl : Mais c'est que... Je veux pas te faire faire un détour...
Moi : Ca me dérange pas, et puis, plus je rentre tard, moins je vois mon père...
Karl : Ah? Bah ok, merci.

Karl me suis jusqu’à ma voiture, il a l’air impressionné par ma bagnole. Du moins je crois, il la regarde bizarrement. I

Moi : T'habites où?
Karl : 123 rue Pépin le bref, c'est après les centre commerciaux.
Moi : Merci je sais où c'est... J'habite au 125!
Karl : Non!!!! Il lui en faut pas beaucoup pour être ébahi
Moi : Si!!!! Je ne peux pas me foutre de lui directement mais un peu d’ironie ne fait pas de mal. Surtout qu’il est trop bête pour la comprendre…
Karl : Alors on est voisins, c'est génial! Ouah quel sens de la déduction !
Moi : Ouais super...
Karl : En tout cas c'est gentil de me proposer de me ramener surtout que t'as aps forcément passé une bonne journée vu comme le prof de math s'est acharné sur toi/
Moi : Ouais, moi et mon père, c'est une grande histoire d'amour...
Karl : Un peu comme le prof et toi quoi? Des fois je me demande s’il est vraiment stupide ou s’il le fait exprès…
Moi : Ca doit pas être facile d'être bête comme ça.
Karl : Bah il est quand même devenu prof.
Moi: Putain, on est pas arrivés...
Karl: Si regarde, on y est presque... Ah!!!!!!! Ma godasse!!!!!!!! Non cette fois pas de doute il est con !!!
Moi : Le prof de math c'est mon père! Faut tout lui expliquer pas à pas comme à un gosse !
Karl : Bah dis donc, vous êtes bizarre dans cette famille...
Moi : Pas bizarre, c'est juste un connard. Puis qu'est-ce qu'elle a ta godasse?
Karl : Je l'ai cachée derrière une poubelle... Original…
Moi : Le con! C'est pour ça que t'es arrivé qu'avec une seule chaussure?? Pourquoi tu l'as foutue derrière une poubelle? Pour marquer ton territoire?
Karl : Non, pour pas qu'on me la vole. Putain je crois que ça va pas être facile de devenir pote avec un blaireau pareil !
Moi : D'accord je comprends.
Karl : J'irai la chercher demain.
Moi : Je te prends aussi demain matin si tu veux. Allez on remet ça, soyons fous ou un petit peu mazo !
Karl : Ok, merci, à pied c'est un peu loin en plus...
Moi : Bon. A 8h15 devant la maison.
Karl : Ok, merci encore à demain...

La journée se termine. J’aurais envie de dire enfin, mais Marc sera là pour me rappeler que la soirée peut être très longue. Maman n’est pas dans la salle à manger, étrange. D’habitude elle guète à la fenêtre. Je l’appelle. Pas de réponse. Ce n’est pas normal. Je monte, sa chambre est vide. Alors un peu d’espoir jaillis en moi, elle serait sortie faire des courses ? Elle n’a pas mis le nez dehors depuis près d’un an ! Heureux de ma conclusion, j’entre dans ma chambre. Et merde ! Quel optimiste à la con je fais ! Maman est assise sur la chaise devant mon bureau, elle regarde les trois photos accrochées sur le mur en face d’elle. Elle est en train de pleurer. Je remarque également qu’elle a une main en sang.

_ Maman ?
_Ca fait un an, ça fait un an…
_ Il est justement temps de reprendre notre vie comme avant.
_ C’est son triste anniversaire.
_ C’est dur je sais, mais je suis là pour toi. Qu’est ce que tu as fait à la main ?
_ Ca fait un an… Un an… Un an !!! Elle se met à hurler Une putain d’année !!!
_ Suis moi, on va panser ta blessure.

Je la force à me suivre dans la salle de bain. Il y a du sang partout dans l’évier et une lame de rasoir souillé de rouge sur le rebord de l’évier. Putain man qu’est que tu nous as encore fait ! Je lave sa main, elle s’est scarifiée le chiffre un dans la paume de la main. Je l’oblige à prendre un calment et l’allonge dans son lit et je lui parle jusqu’à ce que mes paroles la berce.

_ Les tournois de football au lycée vont bientôt commencer. Et tu te souviens je t’avais dit que j’étais le capitaine de l’équipe ! Je vais mener l’équipe à la victoire ! Tu seras fière de moi !
_ Une misérable année si longue…
_ Avec mes très bonnes notes au lycée et mon talent sportif toutes les portes des grandes écoles me seront grandes ouvertes ! Je serais le premier de ma promotion ! Comme ça tu verras que ton fils te mérite ! Tu me donneras un sourire !
_ Ca fait un an que je ne sourie plus. Je ne veux plus sourire.
_ Tu verras ! Tu l’oublieras. Tu auras tellement d’étoiles dans les yeux en regardant ton fils que tu l’oublieras !
_ Un an…

Elle s’est endormie. Je ne pensais pas que ce serait difficile autant de temps. Mais je n’ai pas peur, je sais qu’un jour elle tombera des nues d’avoir un fils si formidable qu’elle ne sera plus triste. J’ai besoin de me détendre un peu, pour ça rien de mieux que le sexe. J’appelle ma copine. Fait chier elle ne répond pas. Pfff ce n’est pas le moment de faire le mur, quand Marc verra la main de maman il va me le faire payer. Alors si il s’aperçoit que je n’ai pas passé la nuit à la maison pas la peine d’y penser. Je balaye mon répertoire du regard. Personne ne serait près à passer par ma fenêtre pour passer du bon temps. Je rappelle ma copine. Répondeur. Fais chier. Alors j’appelle Sylvia, si je la veux dans mon lit il ne faut pas que je la lâche !

_ Allo ?
_ Coucou Sylvia !
_ Pourquoi tu m’appelles ?
_ Je ne sais pas trop comment dire ça. Je prend un ton mélancolique ça marche toujours avec les filles.
_ Qu’est ce qu’il se passe tu as une petite voix ?
_ J’ai besoin de parler à quelqu’un et je ne savais pas qui appeler. Je ne voulais pas appeler Thomas. Et j’ai regardé mon répertoire et je crois que tu es la seule qui puisse m’apaiser un petit peu.
_ Je serais une oreille attentive, explique moi tes malheurs.
_ C’est ma mère, elle ne va pas bien. Elle est en pleine dépression depuis trop longtemps déjà.
_ C’est dû à quoi ? Il ne faut pas que je lui parle de l’accident, ca pourrait la refroidir à l’idée de baiser avec moi.
_ Je pensais qu’elle allait mieux. Et ce soir quand je suis rentré elle était complètement déprimée…
_ Je ne sais pas trop quoi te dire. Si je peux faire quelque chose pour te réconforter.
_ Ta voix m’apaise. Une étreinte dans tes bras pour me réconforter serait parfaite, mais ce n’est pas possible tout de suite. Putain comme je suis trop fort ! Je vais me la faire c’est sur !!
_ Je garderais une pensée pour toi. Il faut que je te laisse ma mère m’appelle. A demain ! Bon courage !

_ J’ai hâte de vous revoir ! Toi et ton sourire chaleureux ! Ou devrais je dire toi et ta paire de miche !


Mon père arrive. Je ferme la porte de ma chambre à clé. Comme je m’y attendais une paire de minutes plus tard il tente d’entrer. Constatant qu’il ne peut pas, il me hurle dessus à travers la porte me traitant de pourriture, de lâche et tout ce qui s’en suit. Je sais que je ne l’emporterais pas au paradis. Et c’est pourquoi je ne vais pas supporter les cris de Marc longtemps, je mets des boulequies et m’installe dans mon lit. Tant pis pour ce qui est du sexe se sera sans fille, juste moi et ma main…

* * *


A la sortie de cours, Sylvia me fais furtivement la bise et s'en va. Célia s’approche de moi d’un pas déterminé :

- Salut.
- Bonjour.
- Je m’appelle Célia, on a du te parler de moi, je suis la rédactrice en cherf du journal du lycée.
- Ah oui.
- Et toi tu es Karl ?
- Oui, tu t’en souviens ?
- Non, je l’ai vu écrit sur ton cahier. Bref… je me demandais juste si c’était possible que je fasse sortir un papier sur toi… Ou plutôt non. Je VAIS sortir un papier sur toi. Donc a toi de voir, ou tu réponds à mes questions ou j’invente les réponses.
- Pourquoi moi ?
- Parce que t’es nouveau, belge, et très étrange ! Ca devrait le faire.
- Alors d’accord.
- Bon, bah on verra ça demain, bye.

Elle s’en va. Moi je sors de la salle, là Vincent m’aperçoit et me fais signe de la main. Je court vers lui, faudrait pas qu’il décide de plus m’appeler… Il me propose de me ramener. Mon cœur implose tellement je suis content. En plus, il se trouve qu’on est voisins lui et moi ! Le monde est petit. Puis, comme il vient de me dire que notre prof de math et son père, je suppose que lui aussi c’est notre voisin. Quoi qu’il en soit je suis super content que Vincent ait été aussi cool avec moi. Je lui fais signe de la main et le regarde rentrer sa voiture dans son garage. Moi je fais le tour de la maison pour récupérer un trousseau de clé que mon père cache dans un pot de fleur. Elles sont bien là. Je ne les connais pas encore par cœur, je me demande laquelle ouvre quoi. Finalement je tombe directement sur la bonne clé ! Génial. Je rentre dans la maison et jette mes affaires sur le fauteuil. Puis je retire ma veste. La bouffe dessus à séchée, je vais la laisser tremper dans le lavabo. Comme ça je la frotterai puis elle séchera pendant la nuit, et je pourrai la remettre demain. Je vais donc dans la salle de bain. C’est là que, collé sur le miroir, mon père vient de me laisser un mot : « Je dîne avec les collègues ce soir, fais toi à manger mon grand, et ne te couches pas trop tard. » Ah. Bon alors, qu’est-ce que je vais bien pouvoir me faire à manger… Je vais dans la cuisine et commence à fouiller le frigo. Il n’y a pas grand-chose. Mon père n’a pas le temps de faire les courses, et avec ma rentrée, moi non plus. J’ai échangé mon numéro de téléphone avec Vincent, ça peut paraître idiot, mais ça m’as fait super plaisir quand il me l’a demandé. En plus de savoir qu’il vit juste à côté. C’est vraiment cool. Je vais me faire des pâtes carbo. Je regarde par la fenêtre dans la direction de la maison des Fabre. Je vois le prof de math arriver dans sa petite voiture. Il est au téléphone et est tout sourire, personne n’y crois vraiment. Puis, avant de rentrer dans sa maison, son visage s’assombrit encore. Brrrrrr, glacial ce type… Je mets le tablier de mon père pour préparer la carbonara, je l’ai lui acheté pour son anniversaire l’an dernier, dessus y a marqué « papa cuistot ». Ca m’as toujours beaucoup fais rire. Je prépare donc mon plat et vais m’installer devant la télé. Le salon est immense. Peut être un peu trop, juste pour deux personnes. Je mets Disney Channel. Je pourrais y rester des heures, c’est ma chaîne préférée. J’espère recevoir un texto de Vincent, mais celui-ci ne viendra sûrement pas. Mais y a pas de mal. J’aurai du demander celui de Sylvia… Ou de Marie… Non… Sa aurait fait genre, le gars qui veut trop se faire des amis. Je reste là, à regarder Hannah Montana, puis je finis par m’endormir devant la télé. Ce n’est que deux heures plus tard que mon père me réveille. Alors, je rejoins mon lit en titubant et me jette dessus, tel un catcheur. Et là, pas le temps de dire ouf, que je dors déjà.

* * *


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:53 (2018)    Sujet du message: Jour 1

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